jeudi 28 mars 2013

Ces stations qui se mettent à l'écologie

Pour réduire leur empreinte environnementale, 52 stations se rassemblent par une charte qui vise à faire des économies d'énergie et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

C'est l'Association  Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) dévoile le bilan de sa charte du développement durable élaborée avec l'Ademe et l'association Mountain Riders.
Cette charte s'articule autour de huit plans d'actions déclinés en 130 engagements.
L'objectif du mois prochain est le lancement du label Flocon Vert pour valoriser les stations qui ont la volonté d'aller plus loin. Il sera annoncé le 25 avril au Salon Alpipro de Chambéry.

Si les remontées mécaniques sont gourmandes en énergie, si les chalets sont généralement surchauffés en hiver par les touristes, si les dameuses roulent au gasoil et que tout ceci est difficile à changer, il existe des axes d'amélioration.

Après un diagnostic de départ pendant lequel les stations sont accompagnées, les communes peuvent agir sur les dossiers qui leur semblent les plus importants ou les plus urgents : l'habitat, la préservation des espaces naturels, la gestion des ressources en eau, les transports, la gestion des déchets, la préservation du paysage…

C'est ainsi que les stations encouragent le co-voiturage ou l'utilisation des transports en commun avec des navettes gratuites par exemple. En effet, à plus de 50%, ce sont les transports qui consomment le plus de gaz à effet de serre.
Elles revoient également les isolations des anciens bâtiments trop gourmands en énergie et chauffage. Les nouveaux bâtiments tendent à être BBC et la géothermie pourrait faire son apparition de manière plus généralisée.

Pour la gestion et l'entretien des pistes, des efforts sont faits avec des dameuses plus performantes, un système de récupération d’huiles, de l'énergie renouvelable pour les remontées mécaniques (panneaux solaires thermiques, chaufferie biomasse, etc.), des canons à neige moins consommateurs d'eau et d'électricité et surtout sans additifs, un éclairage public mieux géré.

Les stations ne peuvent pourtant pas être les seules à agir. En effet, il faut maintenant communiquer auprès des touristes pour les sensibiliser aux préoccupations environnementales, même pendant les vacances.